Ennemi n°1 des régimes amaigrissants, et pointé du doigt dans les cas d’hypercholestérolémie, « le gras », que je dénommerai plus respectueusement dans ces lignes « les lipides », a pourtant un rôle primordial dans le fonctionnement de notre organisme.

Mais alors quelles graisses consommer ? quelle quantité est raisonnable ? voici quelques éléments de réponse, qui permettront de nuancer certains propos.

Le rôle des lipides

Les lipides entrent dans la composition des hormones, des neurones et de toutes les membranes cellulaires du corps en général.
Ils participent à la transmission des influx nerveux, permettent un fonctionnement correct des systèmes circulatoires, inflammatoires et immunitaires.
Ils participent au transport de certaines protéines, vitamines (A, D, E, K) et hormones dans le sang.
Ils permettent à l’énergie apportée par l’alimentation, ou fabriquée par le foie, d’être emmagasinée dans l’organisme.
Enfin rappelons que le cerveau est constitué principalement de lipides (50 à 60% pour un nourrisson) !!!

Les quantités

Si je devais être brève, je dirais « Fuyez les acides gras trans, et jetez vous sur les oméga 3 ».
Mais méfions-nous des raccourcis, car en vérité tout est question de proportion.
Ce n’est pas parce que vous vous êtes délectés il y a deux semaines du « Paris-Brest » à l’anniversaire de Tonton Raoul que vous risquez un infarctus, et la consommation quotidienne de filets de maquereaux au vin blanc ne vous mettra pas à l’abri des allergies saisonnières, surtout si elle n’est pas associée à une hygiène de vie cohérente.
Nous consommons aujourd’hui environ 10 fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3, alors que le rapport devrait être de 1/1 à 6/1, trop d’oméga 6 inhibant les effets positifs des oméga 3. Bien souvent, une supplémentation avec des huiles de poisson, pures, peut être nécessaire.

De manière générale, les bonnes proportions d’apport en lipides seraient :
Oméga 9 : 65%
Oméga 3 et 6 : 15% minimum
Acides gras saturés : 25% maximum

En pratique :

–       Consommez au moins 2 c.à.s. de 2 huiles végétales vierges, première pression à froid, par jour
–       Mangez des poissons gras 3 fois par semaine
–       Ne chauffez pas les omégas 3 et 6
–       Evitez les acides gras trans
–       Pour les personnes avec un taux de LDL élevé : vous pouvez consommer des œufs, si le jaune est cru (coque ou au plat) !!!

L’huile de noix de coco est un acide gras saturé, ce qui le classe en apparence parmi les « mauvaises huiles ».
ERREUR !!! L’huile de noix de coco est excellente pour la santé et son utilisation est très variée :
Anti-bactérienne, anti-virale et anti-fongique car elle est composée à 50% d’acide laurique, elle aide l’organisme à protéger les cellules de l’attaque des virus et bactéries.
Anti-oxydante, elle aide à lutter contre le vieillissement des cellules.
Elle contribue à l’augmentation du taux de HDL (protéine chargée du transport du « bon cholestérol »).
Acide gras à moyenne chaine (alors que l’huile de palme est un acide gras à longue chaine), elle accélère le métabolisme et peut ainsi favoriser la perte de poids dans le cadre d’un régime amaigrissant, tout en augmentant l’énergie !
L’huile de coco se consomme froide (en tartine) ou chaude (elle est parfaitement stable à la cuisson).
Elle peut être intégrée dans la composition de certains plats exotiques ou pâtisseries.
De nombreuses australiennes diluent une cuillère à soupe d’huile de coco dans un verre d’eau tiède et le boive tous les matins à jeun !!!
Egalement nourrissante, revitalisante et protectrice pour la peau et les cheveux.
« Ne mets pas sur ta peau ce que tu ne mangerais pas ! »

Mais surtout, et c’est le plus important MANGEZ DE TOUT, AVEC MODERATION!!

Capucine Blanchon, naturopathe à Villard de Lans, Grenoble

Cet article a été rédigé dans le but de fournir une information générale au grand public. Il ne remplace en rien une consultation chez un praticien de santé, et ne doit pas se substituer à un traitement conseillé ou une prescription médicale.

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